Aller au contenu
Annuaire
Rubriques
Business

Hermès ralentit au T3 : +4,3 %, l’Asie hors Japon fait du surplace

L’essentiel

Hermès vend 4,1 Md€ au T3 2026, +4,3 % à changes constants contre 6,1 % au S1. Chine, prêt-à-porter, maroquinerie : ce que dit ce ralentissement.

À retenir

Hermès vend 4,1 Md€ au T3 2026, +4,3 % à changes constants contre 6,1 % au S1. Chine, prêt-à-porter, maroquinerie : ce que dit ce ralentissement.

Hermès a réalisé 4,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires au troisième trimestre 2026, en hausse de 4,3 % à taux de change constants, après +6,1 % au premier semestre. La maroquinerie, l’Amérique et le Japon tiennent bon, mais l’Asie hors Japon stagne, freinée par la Chine. Selon ABC Bourse, il s’agit de la croissance la plus faible du sellier depuis six ans.

Un trimestre en dessous des attentes

Publiés le 22 octobre, les chiffres déçoivent : les analystes interrogés misaient sur une hausse de 5,2 %, rapporte ABC Bourse. Le niveau de ventes du trimestre est proche de celui du deuxième, note le Journal du Luxe. Sur neuf mois, le chiffre d’affaires atteint 12,3 milliards d’euros, en hausse de 5,5 % à changes constants.

Le Journal du Luxe voit dans ce trimestre la marque d’un « essoufflement », dans un secteur du luxe qui ralentit dans son ensemble, alors que le contexte macroéconomique et géopolitique se dégrade. Les ventes continuent pourtant de progresser, malgré une conjoncture que le gérant de la maison qualifie lui-même de complexe.

L’Asie hors Japon fait du surplace

L’Asie hors Japon, qui pèse plus de 40 % des ventes du groupe, est stable sur le trimestre et n’avance que de 2 % depuis janvier, d’après le Journal du Luxe. La Chine recule au troisième trimestre, sans chiffre communiqué, précise FashionUnited. Le directeur général finances, Eric du Halgouët, juge ce marché « très difficile ». Il pointe un immobilier qui continue de baisser et une confiance des ménages faible, qui entretient une épargne élevée. Selon lui, la grande Chine progressait encore un peu à fin juin ; elle s’est ensuite légèrement tassée au troisième trimestre, en restant globalement stable.

Le dirigeant se dit malgré tout confiant à long terme dans le pays, où Hermès ne compte que 31 magasins, et le groupe dit continuer d’y investir.

L’Amérique et le Japon compensent en partie

Ailleurs, l’élan demeure, quoique moins vif. L’Amérique progresse de 8,8 % au troisième trimestre, contre 15 % au premier semestre, et de 13 % depuis janvier, selon le Journal du Luxe. Le Japon gagne 9,6 % hors effets de change. L’Europe hors France avance d’environ 9 %, tirée par l’Europe du Sud et par l’ouverture en juin de la Maison-boutique de Londres. La France est plus modeste (+2 %), soutenue par les magasins des stations balnéaires. Seule la zone « Autres », essentiellement le Moyen-Orient, est en repli (-4 %).

La maroquinerie tient, le prêt-à-porter recule

Par métier, l’écart est net. La maroquinerie-sellerie, celle des sacs Birkin et Kelly, gagne 10,8 % au troisième trimestre et totalise 5,7 milliards d’euros sur neuf mois (+10 %). Les parfums et la beauté rebondissent (+7,5 % sur le trimestre). À l’inverse, les vêtements et accessoires, plus d’un quart des ventes, baissent de 2 %, une première depuis plusieurs années selon ABC Bourse, pénalisés par la demande en Chine continentale d’après FashionUnited. L’horlogerie chute de 6 % sur le trimestre.

Ce contraste éclaire la solidité du très haut de gamme : les objets les plus rares et les plus emblématiques résistent, tandis que les catégories plus discrétionnaires, comme le prêt-à-porter et les montres, encaissent le choc en premier. C’est une lecture des chiffres, pas une promesse : la maroquinerie ne pourra pas porter seule la croissance si la Chine reste atone.

Hermès confirme ses prévisions annuelles malgré la dégradation du contexte et conserve un objectif ambitieux de croissance à taux constants à moyen terme, indique FashionUnited. Le gérant Axel Dumas assure que la maison « garde le cap ». Prochaines étapes annoncées : la première collection de prêt-à-porter masculin dessinée par Grace Wales Bonner, montrée à Paris en janvier 2027, puis une toute première ligne de haute couture.

Questions fréquentes

Combien Hermès a-t-il vendu au troisième trimestre 2026 ?

Environ 4,1 milliards d’euros, soit +4,3 % à taux de change constants. Sur les neuf premiers mois, les ventes atteignent 12,3 milliards d’euros (+5,5 % à changes constants).

Pourquoi la croissance d’Hermès ralentit-elle ?

Surtout à cause de l’Asie hors Japon, stable au trimestre et freinée par la Chine, où l’immobilier baisse et où les ménages épargnent. Le prêt-à-porter et l’horlogerie reculent aussi, et l’Amérique croît moins vite qu’au premier semestre.

Hermès a-t-il modifié ses objectifs ?

Non. Le groupe confirme ses prévisions pour l’année et garde une ambition de croissance élevée à taux constants à moyen terme, malgré un contexte économique et géopolitique jugé dégradé.

Sources

Sur votre appareil

Comprendre cet article

L’analyse utilise l’intelligence locale du navigateur lorsqu’elle existe, sinon un résumé extractif. Le texte n’est envoyé à aucun service extérieur.

Facebook X LinkedIn

Ensuite A lire aussi

Gratuit, sans spam, désinscription en un clic.