DiDi Global Inc. est un groupe technologique chinois spécialisé dans la mobilité à la demande. Accessible notamment depuis ses applications mobiles, sa plateforme organise la réservation de trajets, leur tarification et la mise en relation entre utilisateurs et chauffeurs. Son activité repose sur un équilibre entre couverture géographique, disponibilité des véhicules et maîtrise des coûts. Le groupe présente ses services et ses implantations internationales sur didiglobal.com.
Des taxis pékinois à une plateforme internationale
L’histoire de DiDi commence en 2012 avec Didi Dache, une application de réservation de taxis fondée notamment par Cheng Wei. En 2015, son rapprochement avec Kuaidi Dache contribue à structurer le marché chinois de la réservation de véhicules par smartphone. L’acquisition des activités chinoises d’Uber, annoncée en 2016, constitue une autre étape majeure de cette consolidation.
Le groupe se développe ensuite hors de Chine, notamment en Amérique latine. Au Brésil, il acquiert en 2018 la plateforme 99, qui devient un point d’appui de son implantation régionale. Cette internationalisation s’accompagne d’adaptations aux habitudes de déplacement, aux moyens de paiement et aux cadres réglementaires locaux.
Son introduction à la Bourse de New York en 2021 est rapidement suivie d’une enquête chinoise sur la cybersécurité et du retrait de ses applications des boutiques en Chine. DiDi quitte la cote new-yorkaise en 2022. La reprise des inscriptions de nouveaux utilisateurs en Chine, autorisée en 2023, marque une étape dans la normalisation de ses opérations.
Une activité centrée sur les trajets, prolongée par les services
Le transport avec chauffeur constitue le cœur du modèle. Selon les marchés, DiDi propose également la réservation de taxis, des services destinés aux entreprises et différentes catégories de véhicules. Ses revenus proviennent notamment des frais et commissions associés aux courses. La qualité du service dépend autant des outils numériques que du recrutement, de la fidélisation et de l’accompagnement des chauffeurs.
Autour de cette activité, le groupe développe des services complémentaires : livraison de repas dans certains pays, solutions financières et services liés aux véhicules. Les infrastructures de recharge et les partenariats automobiles accompagnent aussi l’électrification des trajets. Ses systèmes de cartographie, de prévision de la demande et d’affectation des courses visent à limiter l’attente et les déplacements à vide.
Et maintenant ?
La trajectoire de DiDi dépend de sa capacité à conjuguer croissance, rentabilité et conformité. La protection des données, la sécurité des passagers et les conditions d’activité des chauffeurs restent des sujets structurants. À l’international, chaque implantation exige une connaissance fine de la concurrence et de la réglementation.
Le groupe investit par ailleurs dans la conduite autonome, à travers sa filiale dédiée et des partenariats industriels. Les robotaxis constituent une piste de développement, mais leur déploiement à grande échelle reste tributaire des autorisations, de la fiabilité technique et des coûts d’exploitation. Pour DiDi, l’enjeu est de préparer cette évolution sans négliger l’économie quotidienne de sa plateforme.