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Comment déclarer son chiffre d’affaires de micro-entrepreneur à l’Urssaf

L’essentiel

Échéances mensuelles ou trimestrielles, taux de cotisations, déclaration à zéro, oublis : la marche à suivre pour déclarer son chiffre d'affaires à l'Urssaf.

À retenir

Échéances mensuelles ou trimestrielles, taux de cotisations, déclaration à zéro, oublis : la marche à suivre pour déclarer son chiffre d'affaires à l'Urssaf.

Un micro-entrepreneur ne paie pas ses cotisations sociales sur un bénéfice estimé : il déclare lui-même, à intervalles réguliers, le chiffre d’affaires qu’il a encaissé, et les cotisations sont calculées en appliquant un taux à ce montant. Cette déclaration est l’obligation centrale du régime. La manquer, même lorsque l’activité n’a rien rapporté, expose à des pénalités. Voici comment s’y prendre, étape par étape, à partir des informations publiées par l’administration.

Le principe : déclarer ce qui a été encaissé, chaque mois ou chaque trimestre

Selon Service Public Entreprendre, la déclaration du chiffre d’affaires et le paiement des cotisations se font en ligne auprès de l’Urssaf, « chaque mois ou chaque trimestre, selon l’option choisie ». Le site dédié est autoentrepreneur.urssaf.fr, où le micro-entrepreneur dispose d’un compte. Les cotisations correspondent à un pourcentage du chiffre d’affaires : aucune charge n’est déduite, ce qui rend le calcul simple mais impose de déclarer le montant brut encaissé.

Les taux publiés par Service Public Entreprendre (page vérifiée le 1er janvier 2026) sont les suivants :

  • vente de marchandises et fourniture de logement (hors location meublée et meublé de tourisme) : 12,3 % ;
  • prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) et location de logement meublé : 21,2 % ;
  • activité libérale non réglementée (BNC) : 25,6 % ;
  • activité libérale réglementée relevant de la Cipav : 23,2 % ;
  • location de meublés de tourisme : 6 %.

Ces taux évoluent régulièrement : avant chaque déclaration, le simulateur et le compte Urssaf font foi.

Les échéances à connaître

La première déclaration n’intervient pas tout de suite. Service Public Entreprendre précise qu’elle peut être faite au plus tôt trois mois (90 jours) après le début de l’activité. Sur sa page consacrée au régime fiscal de la micro-entreprise (vérifiée le 13 mai 2026), le même site détaille les dates limites :

  • en mensuel, la première déclaration intervient avant le dernier jour du 3e mois suivant le mois de début d’activité, puis chaque déclaration avant la fin du mois qui suit celui de l’encaissement ;
  • en trimestriel, la première déclaration intervient avant le dernier jour du 6e mois suivant le mois de début d’activité, puis avant le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier de l’année suivante.

La déclaration trimestrielle allège la gestion ; la mensuelle étale les paiements et évite de se retrouver face à une somme importante. Le choix de périodicité peut être modifié : les conditions et la date limite de la demande sont indiquées dans l’espace personnel sur autoentrepreneur.urssaf.fr.

Comment déclarer, étape par étape

  1. Rassembler les encaissements de la période. Seules comptent les sommes effectivement reçues pendant le mois ou le trimestre, et non les factures émises. Le livre des recettes sert de base.
  2. Séparer les montants par nature d’activité. Si vous vendez des marchandises et réalisez aussi des prestations, chaque catégorie a son propre taux et se déclare dans sa propre case.
  3. Se connecter à son compte sur autoentrepreneur.urssaf.fr. C’est le service indiqué par Service Public Entreprendre pour déclarer et payer en ligne.
  4. Saisir le chiffre d’affaires de la période. Le site applique automatiquement le taux correspondant et affiche le montant à payer.
  5. Déclarer même en l’absence de recettes. Selon le cabinet Swim Legal, chaque période doit être déclarée, même lorsque le montant encaissé est de 0 €. Service Public Entreprendre précise qu’aucune cotisation sociale n’est alors due.
  6. Payer dans la foulée. Le paiement s’effectue en ligne au moment de la déclaration, avant la date limite de l’échéance.
  7. Conserver le justificatif. L’accusé de réception et le récapitulatif téléchargés depuis le compte permettent de prouver que l’échéance a été respectée.

Le cas du versement libératoire de l’impôt

Le micro-entrepreneur qui a opté pour le versement libératoire paie son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations, sur la même déclaration et à la même périodicité. Service Public Entreprendre indique les taux d’impôt appliqués au chiffre d’affaires : 1 % pour la vente de marchandises, 1,7 % pour les autres activités BIC et 2,2 % pour les activités BNC. Sans cette option, l’impôt est calculé plus tard, à partir du chiffre d’affaires reporté chaque printemps sur la déclaration de revenus (formulaire 2042-C Pro).

Ce qui arrive en cas d’oubli

Ne pas déclarer n’équivaut pas à déclarer zéro : selon Swim Legal, chaque déclaration manquante entraîne une pénalité de 55 € (montant 2025, indexé chaque année). Au-delà de trois mois de retard, l’Urssaf peut procéder à une taxation d’office sur une base forfaitaire, sans tenir compte du chiffre d’affaires réellement encaissé. En cas de difficulté pour payer, mieux vaut déclarer à temps et contacter l’Urssaf depuis son compte pour demander un délai que laisser passer l’échéance.

Questions fréquentes

Faut-il déclarer le chiffre d’affaires d’un mois sans recettes ?

Oui. Selon Swim Legal, la déclaration reste obligatoire même à 0 € ; Service Public Entreprendre précise qu’aucune cotisation n’est alors due.

Quand faire sa toute première déclaration ?

Au plus tôt trois mois après le début d’activité. En mensuel, avant le dernier jour du 3e mois suivant le début d’activité ; en trimestriel, avant le dernier jour du 6e mois.

Déclare-t-on les factures émises ou les sommes encaissées ?

Les sommes encaissées pendant la période. Une facture payée le mois suivant sera déclarée ce mois-là.

Peut-on passer du mensuel au trimestriel ?

Oui, l’option peut être modifiée. La démarche et sa date limite sont indiquées dans votre espace sur autoentrepreneur.urssaf.fr : vérifiez-les avant de faire la demande.

Que risque-t-on à ne plus rien déclarer ?

Une pénalité par déclaration manquante et, après trois mois de retard, une possible taxation d’office sur une base forfaitaire, selon Swim Legal. Pour une situation particulière, l’Urssaf reste l’interlocuteur à contacter.

Sources

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