CastorDoc se positionne sur le marché du catalogue et de la gouvernance des données. Sa plateforme aide les entreprises à repérer leurs ressources, à comprendre leur signification et à identifier les personnes qui en sont responsables. Elle répond à une difficulté récurrente : disposer de nombreux jeux de données ne suffit pas à savoir lesquels utiliser, ni dans quelles conditions leur faire confiance.
Du catalogue technique à la connaissance partagée
Initialement connue sous le nom de Castor, l’entreprise s’est développée autour d’un constat : l’accumulation de tables, de tableaux de bord et d’outils analytiques rend le patrimoine informationnel difficile à parcourir. La connaissance reste souvent dispersée entre les spécialistes, les échanges internes et une documentation incomplète.
CastorDoc cherche à rassembler ce contexte dans un espace commun. Son approche combine collecte automatisée de métadonnées et contribution des utilisateurs. L’objectif est de limiter le travail manuel d’inventaire tout en conservant les explications métier que les systèmes techniques ne peuvent pas produire seuls.
Documenter, retrouver et comprendre les données
La plateforme se connecte aux composants de l’environnement de données de l’entreprise, notamment aux entrepôts cloud et aux outils de visualisation. Elle rassemble des informations sur les tables, les colonnes et les rapports afin de constituer un catalogue consultable. Les utilisateurs peuvent enrichir ces fiches avec des descriptions, des définitions et des indications de responsabilité.
Le suivi des dépendances, ou « data lineage », permet de comprendre comment les données circulent et se transforment entre différents objets. Cette représentation aide notamment à évaluer les conséquences d’une modification et à retrouver l’origine d’un indicateur. Le catalogue sert ainsi autant aux équipes chargées des infrastructures qu’aux analystes qui doivent expliquer leurs résultats.
CastorDoc intègre également un assistant fondé sur l’intelligence artificielle pour faciliter la recherche et l’interrogation en langage naturel. Cette interface vise à rendre la documentation plus accessible aux collaborateurs qui ne maîtrisent pas les structures techniques. Son utilité dépend toutefois du contexte disponible : définitions partagées, métadonnées fiables et documentation entretenue restent essentielles pour interpréter correctement une réponse.
Et maintenant ?
Le développement des usages de l’IA renforce l’intérêt d’une couche de connaissance décrivant les données de l’entreprise. Pour CastorDoc, l’enjeu est de faire du catalogue un outil utilisé au quotidien, plutôt qu’un inventaire consulté seulement lors d’un projet de conformité ou de migration.
La concurrence vient à la fois des spécialistes de la gouvernance et des grandes plateformes qui ajoutent leurs propres fonctions de catalogage. La capacité à s’intégrer dans des environnements hétérogènes, à simplifier la contribution et à fournir des réponses vérifiables sera donc déterminante. L’adoption par les équipes métier constitue un autre test : un catalogue ne crée de valeur durable que si les connaissances qu’il rassemble sont effectivement partagées et utilisées.