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Weflayr : l’ex-patron de Mangopay lève 2,5 M$ pour aiguiller les requêtes d’IA

L’essentiel

Romain Mazeries, ancien dirigeant de Mangopay, lève 2,5 millions de dollars pour Weflayr, qui oriente chaque requête vers le modèle d'IA le plus adapté.

À retenir

Romain Mazeries, ancien dirigeant de Mangopay, lève 2,5 millions de dollars pour Weflayr, qui oriente chaque requête vers le modèle d'IA le plus adapté.

Romain Mazeries, ancien directeur général de Mangopay, lance Weflayr et annonce une première levée de 2,5 millions de dollars en pré-amorçage, menée par 13books Capital. La jeune pousse française, incubée à Station F, veut aiguiller chaque requête d’une entreprise vers le modèle d’intelligence artificielle le mieux adapté, pour réduire la facture sans dégrader la qualité. Un pari qui transpose au monde de l’IA une logique bien connue des paiements.

Du routage des paiements au routage des modèles

Le parcours du fondateur explique l’idée. Il a observé pendant une quinzaine d’années le paiement se tourner vers le routage, et l’a résumé auprès de Maddyness en évoquant l’évolution du paiement vers des systèmes de routage très sophistiqués. Weflayr applique ce principe aux modèles de langage.

Concrètement, la plateforme s’intercale entre les applications d’une entreprise et les différents fournisseurs de modèles. Une demande simple peut partir vers un modèle bon marché, une tâche complexe vers un modèle plus puissant. Selon Brief IA, les modèles candidats sont d’abord testés sur les données propres à chaque client avant d’être intégrés, ce qui distingue l’approche d’un simple comparateur de prix.

Romain Mazeries s’est associé à Noé Achache, qui dirigeait auparavant l’ingénierie en intelligence artificielle chez Theodo Data & AI. La société est incubée à Station F, dans le programme F/AI consacré aux startups de ce secteur, indiquent les deux médias.

Un tour de table dense pour un pré-amorçage

Outre 13books Capital, chef de file, l’opération réunit Founders Future, Kima Ventures, Plug and Play et Station F Venture, ainsi que la directrice de Station F, Roxanne Varza, et plusieurs investisseurs individuels. Maddyness signale par transparence que Founders Future est le fonds de Marc Menasé, actionnaire à titre personnel du média.

Les fonds doivent servir à étoffer les équipes d’ingénierie et de recherche, à accélérer le développement de la plateforme et à lancer la commercialisation en Europe et aux États-Unis. Pour une société qui vient de lancer son activité, viser d’emblée deux continents montre que le marché visé est mondial, mais aussi que la concurrence le sera.

Pourquoi le sujet intéresse les entreprises

Le contexte est celui d’une offre devenue pléthorique : des centaines de modèles coexistent, avec des forces, des performances et des tarifs très différents, rappelle Maddyness. Pour une entreprise qui déploie l’IA à grande échelle, choisir un seul fournisseur revient souvent à surpayer les tâches les plus banales.

Weflayr avance un premier résultat : lors d’un déploiement initial, la startup affirme avoir réduit les dépenses liées à l’IA de plus de 55 % à qualité équivalente. Ce chiffre provient de l’entreprise elle-même et porte sur un seul client ; il devra être confirmé à plus grande échelle avant d’être pris comme une moyenne.

Un marché validé par un rachat retentissant

La référence la plus proche est OpenRouter, plateforme américaine de routage entre modèles, rachetée l’été dernier par Stripe. Le prix n’a pas été rendu public, mais le New York Times l’a estimé à 7,5 milliards de dollars, selon les deux sources. Cette opération montre qu’un acteur majeur du paiement juge stratégique cette couche d’intermédiation.

Pour Weflayr, c’est à la fois un argument et un défi. L’argument : la valeur de ce type d’outil est reconnue. Le défi : un concurrent adossé à Stripe dispose de moyens sans commune mesure avec un tour de 2,5 millions de dollars. La startup française devra convaincre par la qualité de ses tests sur données clients et par la confiance qu’inspire un intermédiaire européen.

Questions fréquentes

Que fait exactement Weflayr ?

La plateforme reçoit les requêtes des applications d’une entreprise et choisit, pour chacune, le modèle d’IA le plus adapté, après l’avoir évalué sur les données du client.

Qui a financé Weflayr ?

Le tour de 2,5 millions de dollars est mené par 13books Capital, avec Founders Future, Kima Ventures, Plug and Play, Station F Venture, Roxanne Varza et des investisseurs individuels.

Les économies annoncées sont-elles garanties ?

Non. La baisse de plus de 55 % des dépenses est revendiquée par la startup sur un premier déploiement ; elle n’a pas été mesurée de façon indépendante.

Sources

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