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Inflation à 3,4 % en octobre : l’énergie à +24,1 %, ce que ça change pour les PME

L’essentiel

L'inflation atteint 3,4 % sur un an en octobre selon l'Insee, portée par l'énergie à +24,1 %. Carburant, fioul, gaz : les PME les plus exposées.

À retenir

L'inflation atteint 3,4 % sur un an en octobre selon l'Insee, portée par l'énergie à +24,1 %. Carburant, fioul, gaz : les PME les plus exposées.

Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4 % sur un an en octobre 2026, selon l’estimation provisoire de l’Insee publiée le 30 octobre, contre 3,1 % en septembre. L’énergie, en hausse de 24,1 %, explique à elle seule plus de la moitié de cette inflation. Pour les TPE et PME, le choc passe d’abord par le carburant, le fioul et le gaz, avant de se diffuser aux services.

Une accélération tirée presque entièrement par l’énergie

D’après Boursorama, qui reprend Zonebourse, les prix ont rebondi de 0,4 % sur le seul mois d’octobre, après un repli de 0,3 % en septembre. L’indice harmonisé utilisé pour les comparaisons européennes grimpe à 3,8 %. Le Journal du Net situe ce niveau au plus haut depuis la fin de 2023 ou le début de 2024, le site donnant les deux repères.

Le décompte poste par poste publié par JeChange est parlant. L’énergie ne pèse que 7,6 % du panier des ménages, mais elle apporte 1,8 point sur les 3,4 points d’inflation. Les services, qui représentent plus de la moitié du panier, contribuent pour 1,4 point avec une hausse de 2,7 %. L’alimentation ralentit à +1,2 % et les produits manufacturés reculent légèrement (-0,2 %). Hors énergie, l’inflation n’est que de 1,7 %.

Fioul, carburant, gaz : les postes qui flambent

JeChange détaille les sous-postes énergétiques à partir des données définitives de septembre : le fioul domestique bondit de 64,6 % sur un an, les produits pétroliers, carburants compris, de 36,2 %, et le gaz de 19 %. L’électricité, elle, ne progresse que de 1,4 %. La hausse de l’énergie s’accélère depuis l’été : +12,6 % en juillet, +16,7 % en août, +21,3 % en septembre, puis +24,1 % en octobre.

Le Journal du Net relie cette envolée à la situation au Moyen-Orient et à des stocks européens de gaz bas à l’approche de l’hiver ; le prix européen du gaz a dépassé 100 euros le mégawattheure le mercredi 28 octobre. Le site note aussi que le renchérissement de l’énergie et du carburant se répercute sur les prix des transports et de l’hébergement.

Ce que cela change pour une petite entreprise

Les chiffres de l’Insee mesurent les prix payés par les ménages, pas les coûts des entreprises. Ils donnent néanmoins une indication sur les dépenses qui augmentent le plus vite. Plusieurs profils sont directement exposés :

  • Les entreprises qui roulent beaucoup : artisans, livreurs, services à domicile, transporteurs voient leur poste carburant grimper bien plus vite que l’inflation moyenne.
  • Les locaux chauffés au fioul ou au gaz : ateliers, commerces et petits sites industriels abordent l’hiver avec une facture en forte hausse. JeChange signale que le prix repère du gaz augmente de 6,6 % TTC au 1er novembre, pour le troisième mois de suite.
  • Les métiers de services : selon le Journal du Net, la hausse des prix des services, passée de 2,4 % à 2,7 %, vient surtout de l’hébergement et des transports, que le site relie au coût de l’énergie et du carburant.

À l’inverse, une activité peu consommatrice d’énergie et dont les achats portent surtout sur des biens manufacturés subit une pression bien moindre : ces prix baissent encore légèrement sur un an.

Des échéances à surveiller

L’indice d’octobre a des effets mécaniques. JeChange rappelle qu’il entre dans la formule de revalorisation du Smic, sans en chiffrer l’effet, et qu’octobre clôt la période de référence pour la hausse des pensions de base au 1er janvier 2027. Le tarif réglementé de l’électricité sera révisé le 1er février 2027 et intégrera en partie le choc des prix de gros de 2026, selon le même site. Pour une entreprise, ces dates conditionnent le coût du travail au salaire minimum et la facture électrique de l’an prochain.

Ce tableau se combine avec une activité en berne : le Journal du Net rappelle que le PIB français a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, quand l’Espagne progressait de 0,6 %. Hausse des coûts et demande hésitante, c’est la configuration la plus difficile pour les marges des petites structures.

Une flambée durable ou passagère ?

Les économistes de Bersingéco, cités par le Journal du Net, se veulent mesurés. Selon leur note, les anticipations d’inflation restent stables, ce qui écarte pour l’instant une spirale entre prix et salaires ; l’inflation devrait refluer rapidement quand les flux d’énergie venus du Moyen-Orient se normaliseront. Aucune date n’est toutefois avancée. L’Insee publiera les résultats définitifs d’octobre le 13 novembre, avec le détail du gaz, de l’électricité et des carburants.

Questions fréquentes

Quel est le taux d’inflation en France en octobre 2026 ?

Selon l’estimation provisoire de l’Insee, les prix à la consommation progressent de 3,4 % sur un an, et de 0,4 % sur un mois. L’indice harmonisé européen atteint 3,8 %.

Pourquoi l’énergie augmente-t-elle autant ?

Les hausses portent surtout sur le gaz et les produits pétroliers. La presse les rattache à la situation au Moyen-Orient et au faible niveau des stocks européens de gaz avant l’hiver.

Ces chiffres peuvent-ils être révisés ?

Oui. Il s’agit d’une première estimation ; les chiffres définitifs d’octobre seront publiés par l’Insee le 13 novembre 2026. Ils préciseront le détail du gaz, de l’électricité et des carburants.

Sources

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