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Ambarella, Inc. : des puces vidéo à l’intelligence artificielle embarquée

L’essentiel

Basée aux États-Unis, Ambarella conçoit des semiconducteurs destinés au traitement de l’image et à l’intelligence artificielle embarquée. Son développement s’appuie sur la vision par ordinateur, avec des applications dans la sécurité, l’automobile et les équipements connectés.

À retenir

Basée aux États-Unis, Ambarella conçoit des semiconducteurs destinés au traitement de l’image et à l’intelligence artificielle embarquée. Son développement s’appuie sur la vision par ordinateur, avec des applications dans la sécurité, l’automobile et les équipements connectés.


Ambarella, Inc. est une entreprise américaine de semiconducteurs dont le siège se trouve à Santa Clara, en Californie. Elle développe des systèmes sur puce capables de traiter des images, de compresser des vidéos et d’exécuter des algorithmes d’intelligence artificielle au sein des appareils. Son modèle est celui d’un concepteur sans usine, ou « fabless » : la société réalise l’architecture de ses composants et leur environnement logiciel, tandis que leur fabrication est confiée à des partenaires industriels. Son site institutionnel est ambarella.com.

De la compression vidéo à la vision artificielle

Fondée en 2004, notamment par Fermi Wang et Les Kohn, Ambarella s’est d’abord développée autour du traitement vidéo à haute définition et à faible consommation. Ses composants ont trouvé des débouchés dans les caméras de sport, les caméras de surveillance et d’autres appareils de capture vidéo. L’entreprise est cotée au Nasdaq depuis 2012, sous le symbole AMBA.

Son évolution traduit le passage de la simple acquisition d’images à leur interprétation automatisée. En 2015, Ambarella a acquis VisLab, une société issue de travaux de recherche menés à Parme, en Italie, spécialisée dans la vision par ordinateur et la conduite autonome. Cette opération a renforcé ses compétences dans la perception de l’environnement, un domaine devenu central pour ses développements automobiles.

Des composants pour analyser les images sur place

Le portefeuille d’Ambarella associe traitement du signal d’image, encodage vidéo et accélération des réseaux de neurones. Son architecture CVflow vise à exécuter des fonctions de vision artificielle avec une consommation adaptée aux contraintes des équipements embarqués. L’objectif est de permettre à une caméra ou à un véhicule de détecter et d’analyser des éléments de son environnement sans transmettre systématiquement toutes les données à un serveur distant.

Les marchés visés comprennent la vidéosurveillance, les dispositifs de sécurité, les systèmes avancés d’aide à la conduite et certaines applications robotiques. Dans l’automobile, les besoins portent notamment sur l’exploitation des images des caméras et sur des architectures de calcul associant plusieurs capteurs. Ambarella fournit des composants et des outils logiciels aux fabricants et équipementiers ; elle ne commercialise pas elle-même des véhicules ou des systèmes de surveillance complets.

Et maintenant ?

La trajectoire d’Ambarella dépend de l’adoption de l’intelligence artificielle en périphérie du réseau, au plus près des capteurs. Le traitement local peut réduire la latence, limiter les transferts de données et faciliter certaines exigences de confidentialité. Ces avantages doivent toutefois se traduire en gains mesurables de coût, de consommation et de performance pour les clients.

L’entreprise évolue dans un environnement concurrentiel où interviennent d’autres spécialistes de la vision et de grands fournisseurs de plateformes de calcul. Dans l’automobile, les cycles de qualification et de mise en production sont longs. L’enjeu sera donc de convertir ses développements technologiques en programmes industriels durables, tout en accompagnant l’évolution rapide des modèles d’intelligence artificielle et des exigences de sûreté.

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