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Atos : la trésorerie redevient positive au troisième trimestre, le recul ralentit

L’essentiel

Atos publie un chiffre d'affaires de 1,642 Md€ au troisième trimestre 2026, en recul de 2,4 %, mais dégage 44 M€ de trésorerie positive pour la première fois.

À retenir

Atos publie un chiffre d'affaires de 1,642 Md€ au troisième trimestre 2026, en recul de 2,4 %, mais dégage 44 M€ de trésorerie positive pour la première fois.

Atos a publié le 21 octobre 2026 un chiffre d’affaires trimestriel de 1,642 milliard d’euros, en recul organique de 2,4 % sur un an, et surtout une trésorerie redevenue positive de 44 millions d’euros. C’est, selon ABC Bourse, la première fois que la génération de trésorerie repasse en territoire positif depuis le lancement de son plan de transformation baptisé Genesis. Reste à savoir si ce signal suffit à parler de sortie de crise.

Une baisse d’activité qui se resserre trimestre après trimestre

Le chiffre le plus commenté n’est pas le niveau des ventes, toujours en repli, mais leur trajectoire. D’après ABC Bourse, le recul organique atteignait 11 % au premier trimestre, puis 5,8 % au deuxième, avant de tomber à 2,4 % entre juillet et septembre. Investing.com arrondit la baisse du deuxième trimestre à 6 %, mais la tendance décrite est identique : la contraction ralentit nettement.

Toujours selon ABC Bourse, l’amélioration vient d’abord du Royaume-Uni et de l’Irlande, des marchés internationaux et de la France. Le directeur général Philippe Salle résume la situation d’une formule prudente, rapportée par Investing.com : « Nous sommes séquentiellement stables. » Autrement dit, l’activité ne rebondit pas encore, mais elle a cessé de fondre d’un trimestre sur l’autre.

Trésorerie : le tournant que le marché attendait

Pour un groupe passé par une restructuration financière lourde, la capacité à produire du cash pèse davantage que la croissance. Sur le trimestre, Atos affiche une variation nette positive de 44 millions d’euros, alors même qu’il a décaissé environ 50 millions d’euros au titre de la restructuration, indique ABC Bourse. Sa liquidité s’établissait à 966 millions d’euros fin septembre.

Investing.com précise que les coûts de restructuration cumulés depuis janvier atteignent 170 millions d’euros, pour une enveloppe annuelle d’environ 200 millions. Le directeur financier Jacques-François de Prest y voit une « étape importante ». Le site note aussi que la première échéance de dette n’interviendra qu’en décembre 2030, ce qui donne au groupe du temps pour prouver que sa stratégie fonctionne.

Un point mérite toutefois attention : le recours à l’affacturage, c’est-à-dire la cession de créances clients pour encaisser plus vite. Selon ABC Bourse, il a contribué pour 21 millions d’euros, contre 8 millions auparavant, et doit encore progresser au quatrième trimestre. Une partie de l’amélioration de trésorerie tient donc à ce levier, et pas uniquement à l’exploitation.

Les commandes, point faible du trimestre

Les prises de commandes se sont élevées à 1,024 milliard d’euros, surtout auprès de clients existants, soit un ratio commandes sur chiffre d’affaires d’environ 62 %. ABC Bourse relève qu’il perd sept points par rapport au même trimestre de 2025, ce que la direction attribue à l’absence de grandes signatures pendant l’été. Un ratio inférieur à 100 % signifie que le groupe facture davantage qu’il ne signe de nouveaux contrats, ce qui ne peut pas durer.

La direction se veut rassurante. D’après Investing.com, elle vise un ratio supérieur à 100 % au quatrième trimestre, revendique un taux de renouvellement des contrats de 93 % et un portefeuille d’opportunités qualifiées de 1,7 milliard d’euros. Ces projections restent à vérifier lors de la prochaine publication.

Des objectifs annuels maintenus, une fin d’année sous surveillance

Atos confirme ses cibles pour 2026 : un recul organique d’environ 5 % pour l’ensemble Atos et Eviden, une marge opérationnelle proche de 7 % et, selon ABC Bourse, une variation de trésorerie positive sur l’année. Investing.com ajoute un objectif de liquidité compris entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros en fin d’exercice et une évolution du chiffre d’affaires comprise entre 0 % et -2 % au quatrième trimestre. Eviden, la branche des activités avancées, devrait croître à deux chiffres.

Le groupe mise aussi sur l’intelligence artificielle souveraine avec une suite baptisée Atos Genesis Intelligence, présentée par ABC Bourse comme le lancement technologique du trimestre. Pour les clients publics et privés français, qui dépendent souvent d’Atos pour des systèmes critiques, la stabilisation financière est une bonne nouvelle : elle réduit le risque de rupture de service. Pour les investisseurs, la réaction boursière du jour a été difficile à lire, les données disponibles affichant des variations contradictoires selon l’heure de consultation.

Questions fréquentes

Atos est-il redevenu rentable ?

Le groupe vise une marge opérationnelle d’environ 7 % en 2026 et vient de dégager 44 millions d’euros de trésorerie sur le trimestre. Son chiffre d’affaires reste cependant en baisse, de 2,4 % en organique au troisième trimestre.

Pourquoi le ratio de commandes est-il si bas ?

À 62 %, il reflète selon la direction l’absence de grands contrats signés durant l’été. Elle prévoit un ratio supérieur à 100 % au quatrième trimestre, objectif qui n’est pas encore atteint.

Quelles sont les prochaines échéances pour Atos ?

Le groupe doit tenir ses objectifs annuels, dont une liquidité de 1,3 à 1,4 milliard d’euros fin 2026. Sa première échéance de dette est fixée à décembre 2030, selon Investing.com.

Sources

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