Acronis développe des logiciels destinés à protéger les données et à rétablir les systèmes informatiques après une panne, une erreur humaine ou une cyberattaque. Établie à Schaffhouse, en Suisse, et également implantée à Singapour, l’entreprise défend une approche intégrée de la « cyberprotection » : réunir sauvegarde, sécurité et gestion des équipements plutôt que traiter ces fonctions séparément. Ses offres couvrent les besoins des particuliers, des entreprises et des prestataires informatiques.
De la sauvegarde à la cyberprotection
Fondée en 2003 à Singapour, Acronis s’est d’abord fait connaître par ses outils de sauvegarde et de création d’images disque. Son logiciel True Image permet de conserver une copie d’un système, de ses applications et de ses fichiers, afin de les restaurer en cas d’incident. Cette capacité de récupération constitue le socle historique de son activité.
L’éditeur a progressivement étendu son périmètre à la protection des environnements professionnels, puis aux services cloud et à la cybersécurité. Cette évolution répond notamment à la montée des rançongiciels : disposer d’une sauvegarde ne suffit plus si celle-ci peut être compromise ou si la restauration réintroduit une menace. Acronis a ainsi rapproché les mécanismes de prévention, de détection et de récupération au sein de ses plateformes.
Une plateforme et un réseau de prestataires
Avec Acronis Cyber Protect, l’entreprise associe sauvegarde et restauration à des fonctions de protection des terminaux et d’administration informatique. Selon les offres et les modules retenus, ces fonctions comprennent notamment la défense contre les logiciels malveillants, la gestion des correctifs et la détection des menaces. Les environnements couverts vont des postes de travail aux serveurs physiques et virtuels, avec également des capacités de protection pour des services comme Microsoft 365.
Acronis Cyber Protect Cloud s’adresse particulièrement aux prestataires de services managés, ou MSP, qui administrent les systèmes de plusieurs clients. La plateforme leur permet de piloter différentes prestations depuis une console commune. Ce modèle de distribution indirecte occupe une place importante dans la stratégie de l’éditeur : les partenaires assurent la commercialisation, le déploiement et l’accompagnement des entreprises utilisatrices.
Au-delà de la copie des données, Acronis propose des fonctions de reprise après sinistre, destinées à remettre des services en fonctionnement lorsqu’une infrastructure devient indisponible. Pour les clients, les critères de choix portent autant sur la facilité d’exploitation que sur les délais de restauration, les modalités d’hébergement et la maîtrise des accès aux sauvegardes.
Et maintenant ?
Le développement d’Acronis s’inscrit dans un marché où sauvegarde et cybersécurité convergent. Son enjeu consiste à enrichir cette intégration sans alourdir le travail des équipes informatiques et de ses partenaires. La protection des usages cloud, la résistance des sauvegardes aux attaques et la capacité à tester réellement les procédures de reprise resteront déterminantes. En Europe, les exigences de conformité et de localisation des données donnent également du poids aux choix d’architecture et d’hébergement, au-delà des seules fonctionnalités du logiciel.