A10 Networks, Inc. occupe une place à la croisée de la cybersécurité et des infrastructures réseau. Installée à San José, en Californie, l’entreprise conçoit des équipements et des logiciels qui répartissent, inspectent et protègent les flux de données. Son approche consiste à rapprocher la sécurité des mécanismes qui assurent le bon fonctionnement des applications, dans les centres de données comme dans les environnements cloud.
Des origines dans la gestion du trafic applicatif
Fondée en 2004 par Lee Chen, A10 Networks s’est développée autour des contrôleurs de livraison d’applications, ou ADC. Ces outils distribuent les requêtes entre plusieurs serveurs afin de maintenir la disponibilité des services et d’optimiser leur fonctionnement. Ce positionnement initial explique la dimension réseau qui reste au cœur de son offre de cybersécurité.
L’entreprise est entrée à la Bourse de New York en 2014, sous le symbole ATEN. Au fil de son développement, elle a élargi son portefeuille à la protection contre les attaques par déni de service distribué, à la gestion des adresses IP et à l’inspection du trafic chiffré.
Protéger les services, maîtriser les flux
La gamme Thunder constitue un socle de son catalogue. Elle regroupe plusieurs fonctions proposées sous différentes formes, notamment des appliances physiques et des instances virtuelles. Les solutions ADC prennent en charge l’équilibrage de charge et la livraison des applications. Elles répondent à un enjeu opérationnel simple : éviter qu’un serveur saturé ou indisponible ne compromette l’ensemble d’un service numérique.
Sur le terrain de la cybersécurité, A10 propose des dispositifs de détection et d’atténuation des attaques DDoS, conçues pour submerger une infrastructure de trafic malveillant. L’entreprise développe également des solutions permettant de déchiffrer certains flux TLS pour les soumettre à des outils de sécurité, puis de les rechiffrer. Cette inspection nécessite un encadrement adapté aux obligations de confidentialité et aux politiques de l’organisation.
Autre spécialité : le CGNAT, qui permet aux opérateurs de partager des adresses IPv4 publiques entre plusieurs abonnés. Associées aux mécanismes de transition vers IPv6, ces technologies répondent aux contraintes d’adressage des réseaux. Elles illustrent la particularité d’A10 : couvrir des besoins de sécurité tout en traitant des problèmes de capacité, de continuité et d’exploitation.
Et maintenant ?
La multiplication des applications distribuées et la généralisation du chiffrement entretiennent le besoin de visibilité sur les flux. Pour A10 Networks, l’enjeu est de faire évoluer ses solutions sans dissocier protection, performance et simplicité d’administration. L’automatisation et l’intégration aux outils déjà présents chez les clients constituent des axes importants dans des infrastructures de plus en plus hybrides.
Son positionnement reste toutefois exigeant : l’entreprise évolue face à des spécialistes de la sécurité, des fournisseurs d’équipements réseau et des plateformes cloud qui proposent leurs propres services. Sa capacité à démontrer l’intérêt de solutions dédiées, notamment dans les environnements à fort trafic, sera déterminante pour la suite.