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Planet Labs PBC, l’observation de la Terre en continu

L’essentiel

Basée à San Francisco, Planet Labs PBC exploite des satellites d’observation de la Terre et commercialise les images ainsi que les données qui en sont issues. L’entreprise américaine sert des clients publics et privés dans l’agriculture, la gestion des ressources, la surveillance environnementale et la…

À retenir

Basée à San Francisco, Planet Labs PBC exploite des satellites d’observation de la Terre et commercialise les images ainsi que les données qui en sont issues. L’entreprise américaine sert des clients publics et privés dans l’agriculture, la gestion des ressources, la surveillance environnementale et la…


Planet Labs PBC transforme les images satellitaires en outils de suivi des transformations terrestres. Implantée aux États-Unis, à San Francisco, l’entreprise associe la conception de satellites, leur exploitation en orbite et la distribution de données par des plateformes logicielles. Son positionnement repose sur la répétition des prises de vue : observer régulièrement les mêmes territoires pour détecter des changements, plutôt que fournir uniquement une photographie ponctuelle. Son site, planet.com, présente ses offres d’imagerie et d’analyse.

Des ingénieurs de la NASA aux marchés financiers

Planet est fondée en 2010 par Will Marshall, Robbie Schingler et Chris Boshuizen, trois anciens de la NASA. Leur approche consiste à développer de petits satellites, produits en série et renouvelés régulièrement, en s’appuyant sur les progrès de l’électronique. Les premiers appareils de la famille Dove ouvrent la voie à une constellation destinée à photographier quotidiennement les terres émergées.

L’entreprise élargit ensuite ses capacités par acquisitions. Elle reprend BlackBridge, opérateur de la constellation RapidEye, en 2015, puis Terra Bella et ses satellites SkySat auprès de Google en 2017. Ces opérations enrichissent ses archives et son offre d’images à plus haute résolution. En décembre 2021, Planet entre à la Bourse de New York après une fusion avec une société d’acquisition cotée. Son statut de « public benefit corporation » inscrit une mission d’intérêt public dans son cadre juridique, sans en faire une organisation à but non lucratif.

Des constellations aux données exploitables

L’offre PlanetScope s’appuie sur une flotte de petits satellites, notamment les SuperDove, pour produire une couverture fréquente des surfaces terrestres. SkySat apporte une observation plus détaillée de zones ciblées. Cette complémentarité permet de repérer une évolution sur une vaste région, puis d’examiner certains sites avec davantage de précision. La couverture nuageuse et les conditions d’acquisition restent toutefois des contraintes de l’imagerie optique.

Planet commercialise l’accès à ses images, à ses archives et à des produits dérivés, notamment par abonnement. Ses interfaces de programmation facilitent leur intégration dans les systèmes d’information des clients. Les usages comprennent le suivi des cultures, la déforestation, l’évolution des infrastructures, la réponse aux catastrophes et le renseignement géospatial. La valeur recherchée tient autant à la profondeur des séries temporelles qu’à la qualité d’une image isolée : comparer les observations aide à documenter une tendance ou à déclencher une alerte.

Et maintenant ?

Les programmes Pelican, pour l’imagerie à haute résolution, et Tanager, pour l’observation hyperspectrale, doivent élargir les capacités de Planet. L’hyperspectral ouvre notamment des applications dans la caractérisation des matériaux et la détection de certains gaz, en lien avec l’initiative Carbon Mapper. L’enjeu commercial reste de convertir ces capacités techniques en services récurrents et rentables. Face à la concurrence d’autres opérateurs et aux données publiques gratuites, Planet doit démontrer l’utilité opérationnelle de sa fréquence d’observation, de ses archives et de ses outils d’analyse.

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