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OMRON Corporation, la robotique ancrée dans l’automatisation industrielle

L’essentiel

Founded in Japan, OMRON combines robotics, sensors and control systems to automate industrial operations. The group stands out for its integrated approach, in which robots work alongside production equipment rather than as isolated units.

À retenir

Founded in Japan, OMRON combines robotics, sensors and control systems to automate industrial operations. The group stands out for its integrated approach, in which robots work alongside production equipment rather than as isolated units.


OMRON Corporation est un groupe japonais dont le siège se trouve à Kyoto. Présent dans l’automatisation industrielle, les composants électroniques, les équipements de santé et les infrastructures sociales, il développe une offre robotique destinée notamment aux usines et à la logistique interne. Son positionnement repose sur l’association de la détection, du contrôle et de l’action : identifier une pièce, décider d’un mouvement, puis l’exécuter dans un environnement de production. Son site institutionnel est omron.com.

Des automatismes japonais à la robotique

L’entreprise est fondée en 1933 par Kazuma Tateishi, à Osaka, sous le nom de Tateisi Electric Manufacturing. Son histoire accompagne le développement des automatismes électriques et électroniques au Japon. Relais, commutateurs et capteurs constituent progressivement un socle technologique qui permet au groupe de s’insérer dans de nombreux équipements industriels.

La robotique prend une nouvelle dimension avec l’acquisition de l’américain Adept Technology en 2015. Cette opération apporte à OMRON des compétences et un portefeuille dans les robots industriels, la vision et les robots mobiles. Elle prolonge une logique déjà présente dans le groupe : ne pas fournir seulement un composant, mais relier plusieurs fonctions pour automatiser une opération complète.

Des robots intégrés aux lignes de production

OMRON commercialise plusieurs familles de robots répondant à des usages distincts. Les robots industriels, notamment de type SCARA ou articulé, servent à la manipulation, à l’assemblage et au conditionnement. Les robots collaboratifs visent des tâches pour lesquelles une interaction avec les opérateurs peut être pertinente, sous réserve d’une analyse des risques et de dispositifs de sécurité adaptés. Les robots mobiles autonomes assurent, eux, le transport de matières ou de produits entre différents postes.

Cette offre s’appuie sur les autres briques du catalogue : automates, commande de mouvement, systèmes de vision, capteurs et équipements de sécurité. Pour un industriel, l’intérêt tient à leur coordination : un contrôle visuel peut guider la prise d’un objet, tandis que le système de commande synchronise le robot avec une machine ou un convoyeur. La gestion de flottes mobiles complète cette approche à l’échelle d’un atelier.

Le groupe s’adresse notamment aux secteurs de l’électronique, de l’automobile et de l’agroalimentaire. Ses activités de santé, connues entre autres pour les tensiomètres, constituent un autre métier et ne doivent pas être confondues avec son offre de robotique industrielle.

Et maintenant ?

Pour OMRON, l’enjeu est de rendre l’automatisation plus adaptable aux changements de produits, aux petites séries et aux contraintes de main-d’œuvre. La combinaison de la vision, des logiciels et de la robotique peut réduire certains besoins de reprogrammation, sans supprimer le travail d’intégration. La valeur se jouera aussi sur la maintenance, la cybersécurité et la capacité à faire cohabiter des équipements de générations différentes. Dans cette perspective, son portefeuille transversal constitue un atout, à condition de démontrer des gains mesurables en disponibilité, en qualité et en coût d’exploitation.

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