IBM est un groupe américain d’informatique d’entreprise dont le siège se trouve à Armonk, dans l’État de New York. Présent notamment auprès des banques, des industriels et des administrations, il fournit des logiciels, des infrastructures et des services de conseil. Sa place dans le paysage technologique tient autant à son héritage industriel qu’à sa capacité à accompagner des organisations dont les systèmes d’information doivent rester disponibles, sécurisés et compatibles avec des applications anciennes.
De la mécanographie à l’informatique d’entreprise
Les origines d’IBM remontent à 1911, avec la création de Computing-Tabulating-Recording Company, issue du regroupement de plusieurs entreprises. Le nom International Business Machines est adopté en 1924. D’abord spécialisé dans les équipements de traitement de l’information, le groupe devient un acteur structurant de l’informatique avec ses grands systèmes, notamment la famille System/360, lancée en 1964.
IBM participe ensuite à l’essor de la micro-informatique avec son PC, présenté en 1981, avant de céder cette activité à Lenovo en 2005. Son recentrage se poursuit avec l’acquisition de Red Hat en 2019, puis la séparation, en 2021, de ses services de gestion d’infrastructures informatiques au sein de Kyndryl, devenue une entreprise indépendante.
Logiciels, conseil et infrastructures critiques
Le cloud hybride constitue l’un des axes de son offre : il s’agit de faire fonctionner ensemble des environnements informatiques internes et différents clouds publics. Avec Red Hat, IBM dispose notamment d’OpenShift, une plateforme fondée sur Kubernetes pour déployer et administrer des applications conteneurisées. Cette approche répond aux contraintes d’entreprises qui ne peuvent ou ne souhaitent pas déplacer toutes leurs données et applications vers un environnement unique.
Dans l’intelligence artificielle, la gamme watsonx, lancée en 2023, rassemble des outils destinés au développement, à l’utilisation et à la gouvernance de modèles, ainsi qu’à la gestion des données associées. IBM met l’accent sur les usages professionnels, l’intégration aux processus existants et le contrôle des risques. Son catalogue comprend également des logiciels d’automatisation, de gestion des données et de sécurité.
Le groupe conserve une activité matérielle autour des grands systèmes IBM Z, des serveurs Power et du stockage. IBM Consulting accompagne pour sa part la transformation des organisations, de la conception des projets à l’intégration technologique, en mobilisant aussi des solutions de partenaires.
Et maintenant ?
Pour IBM, l’enjeu est de convertir l’intérêt pour l’IA générative en projets durables, intégrés aux métiers et soumis à des exigences de conformité. Son ancrage dans les systèmes critiques et le cloud hybride peut faciliter cette intégration, mais le groupe affronte la concurrence des grands fournisseurs de cloud et des spécialistes du logiciel.
IBM poursuit parallèlement ses travaux en informatique quantique, à travers des processeurs, des outils logiciels et des collaborations de recherche. Le passage à des usages économiques largement établis reste toutefois incertain. À plus court terme, sa trajectoire dépendra de sa capacité à articuler modernisation des infrastructures, valorisation des données et déploiement maîtrisé de l’IA.