Axonius, Inc. est une entreprise américaine de cybersécurité dont le siège est établi à New York. Elle répond à une difficulté persistante des grandes organisations : savoir quels équipements, ressources cloud, logiciels et comptes composent réellement leur système d’information. Plutôt que de remplacer les outils déjà déployés, sa plateforme rapproche leurs données pour constituer une vue consolidée des actifs et de leur état de sécurité. L’objectif est de rendre cet inventaire exploitable au quotidien, au-delà d’une photographie ponctuelle du parc informatique.
Une entreprise née du problème de visibilité
Axonius est fondée en 2017 par Dean Sysman, Avidor Bartov et Ofri Shur, trois entrepreneurs issus de l’écosystème technologique israélien. L’entreprise se développe aux États-Unis autour d’un constat : la multiplication des solutions de sécurité ne garantit pas une connaissance complète du système d’information. Chaque outil observe une partie du périmètre, avec ses propres identifiants et ses propres critères.
La société s’inscrit dans la catégorie du Cyber Asset Attack Surface Management, ou CAASM, qui vise à mieux comprendre les actifs numériques et leurs lacunes de couverture. Son développement a été soutenu par plusieurs levées de fonds auprès d’investisseurs du capital-risque, pour financer l’expansion commerciale et l’enrichissement de sa plateforme.
Réconcilier les données et déclencher des actions
Le fonctionnement d’Axonius repose sur des connecteurs vers les solutions utilisées par ses clients : protection des terminaux, gestion des identités, services cloud, gestion des équipements ou encore scanners de vulnérabilités. La plateforme agrège et normalise les informations recueillies, puis cherche à réconcilier les différentes représentations d’un même actif. Les équipes peuvent ainsi interroger un référentiel commun plutôt que croiser manuellement des exports dispersés.
Cette approche permet notamment de rechercher des machines dépourvues d’une protection attendue, des équipements non conformes aux règles internes ou des comptes présentant des écarts de configuration. Axonius propose également des capacités de gestion des applications SaaS, afin d’éclairer leur utilisation et les risques associés. Des mécanismes d’automatisation permettent, selon les intégrations et les droits accordés, de déclencher des actions dans les outils connectés ou d’ouvrir des demandes de remédiation.
La valeur de cette consolidation dépend toutefois de la qualité des sources, de leur fraîcheur et de la couverture des connecteurs. La plateforme ne dispense donc ni de maintenir les outils de détection, ni d’organiser la responsabilité des corrections.
Et maintenant ?
La dispersion des environnements entre cloud, applications SaaS et infrastructures internes devrait entretenir le besoin d’inventaires continus. Pour Axonius, l’enjeu est de transformer cette visibilité en décisions opérationnelles : hiérarchiser les écarts, faciliter leur traitement et documenter les progrès. L’entreprise évolue cependant sur un terrain où convergent gestion des actifs, gestion de l’exposition et plateformes de sécurité. Sa capacité à préserver la qualité des intégrations et à démontrer des gains concrets pour les équipes sera déterminante.