Aller au contenu
Annuaire
Rubriques
Technologie

Orange : l’Afrique tire la croissance au T3, la France stagne, Orange Business recule

L’essentiel

Au troisième trimestre 2026, l'Afrique porte 71 % de la croissance d'Orange, la France stagne et Orange Business recule. Ce que disent les chiffres.

À retenir

Au troisième trimestre 2026, l'Afrique porte 71 % de la croissance d'Orange, la France stagne et Orange Business recule. Ce que disent les chiffres.

Orange a publié le 27 octobre 2026 un chiffre d’affaires trimestriel de 12,2 milliards d’euros, en hausse de 3,6 % à base comparable, et a relevé son objectif de rentabilité pour 2026. La zone Afrique et Moyen-Orient a fourni à elle seule environ 71 % de la croissance, quand la France progresse de 0,5 % et que la division Orange Business recule de 2,5 %. Lecture d’un trimestre à trois vitesses.

Toutes les zones en croissance

D’après la dépêche de l’AFP reprise par Boursorama, le groupe a réalisé 12,2 milliards d’euros de ventes entre juillet et septembre. Le communiqué d’Orange donne le chiffre précis, 12 191 millions, et montre que toutes les zones progressent : l’Espagne de 3,5 % et les six autres pays européens du groupe de 5,3 %. En données brutes, la hausse atteint 22 %, mais elle tient surtout à MasOrange, rebaptisée Orange España : longtemps mise en équivalence, la société espagnole est consolidée par intégration globale depuis juin 2026.

La rentabilité suit. L’EBITDAaL, l’indicateur de marge opérationnelle suivi par le groupe, progresse de 4,6 %, à 4,1 milliards d’euros. Orange vise désormais une croissance de cet indicateur supérieure à 4,5 % sur l’année, contre plus de 4 % jusqu’ici. Le cash-flow opérationnel, c’est-à-dire l’EBITDAaL diminué des investissements, gagne 10,3 % sur le trimestre, à 2 428 millions d’euros, selon le communiqué. Pour la directrice générale, Christel Heydemann, citée par l’AFP, « le chiffre d’affaires progresse dans toutes nos géographies ».

Afrique et Moyen-Orient : le mobile, la data et Orange Money

La zone a dégagé 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit environ 1 575 milliards de francs CFA, en hausse de 14,2 % : un rythme que le groupe présente comme un record trimestriel. Selon EcoMatin, sur les 420 millions d’euros de revenus supplémentaires engrangés par le groupe, 299 millions proviennent de cette région. Trois moteurs se dégagent :

  • Le mobile : les services mobiles atteignent 1,868 milliard d’euros (+15 %), pour un parc de 180 millions de clients, en hausse de 4,2 % sur un an.
  • La data : les revenus de l’internet mobile grimpent de 20,2 %, tirés par la 4G, qui compte 98 millions de clients dans la zone (+11 %).
  • Le paiement : Orange Money revendique 54 millions de clients actifs fin septembre, soit 21,8 % de plus en un an, et ses revenus progressent de 14,6 %, d’après le communiqué.

EcoMatin cite notamment le Cameroun, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Maroc parmi les 17 marchés de la zone. Pour l’Afrique francophone, ces chiffres dessinent une croissance qui vient davantage des usages que de la conquête : le nombre d’abonnés augmente d’environ 4 %, les revenus de la data de 20 %. Le groupe accompagne ce mouvement avec 890 millions d’euros investis dans la zone au premier semestre, contre 750 millions un an plus tôt, et prévoit 5 milliards d’euros entre 2026 et 2028, hors achats de licences. Il vise une croissance à deux chiffres de l’EBITDAaL régional cette année.

France : des clients gagnés, des prix sous pression

Le marché domestique, à 4,4 milliards d’euros, avance au ralenti. Le groupe y revendique des ventes nettes record (146 000 sur le mobile, 78 000 sur le fixe et 57 000 offres convergentes), mais aussi un revenu moyen par offre mobile seule en baisse de 0,80 euro sur un an, à 15,90 euros, qu’il impute à un marché très concurrentiel. Les smartphones haut de gamme dopent les ventes d’équipements (+16,1 %), tandis que les services vendus aux autres opérateurs reculent de 4,1 %. Ces comptes, arrêtés au 30 septembre, n’intègrent pas la panne nationale du réseau mobile du 21 octobre, qui a duré plusieurs heures et qu’Orange attribue à un équipement défaillant de son cœur de réseau mobile, selon l’AFP.

Orange Business : le fixe historique décroche, la cybersécurité grimpe

La division consacrée aux entreprises recule de 2,5 %, à 1 717 millions d’euros. Le détail fait apparaître deux mouvements opposés : les services fixes de voix et de données, son activité historique, chutent de 10 %, alors qu’Orange Cyberdefense atteint 1 milliard d’euros de revenus sur neuf mois, en hausse de 12,2 %, selon le communiqué. Les services informatiques et d’intégration progressent aussi, de 4 %, à 904 millions d’euros. Le groupe attribue le recul de la division au contexte macroéconomique et prévient qu’un marché difficile freine l’amélioration de sa rentabilité.

Pour les entreprises clientes, la bascule est lisible : le chiffre d’affaires d’Orange Business glisse des télécommunications d’ancienne génération vers la sécurité. Celles qui reposent encore sur des liaisons ou une téléphonie fixe historiques ont intérêt à anticiper les migrations plutôt qu’à les subir, et à vérifier dans leurs contrats les échéances de fin de service.

Questions fréquentes

Quel objectif Orange a-t-il relevé ?

Celui de la croissance de l’EBITDAaL en 2026, désormais attendue au-dessus de 4,5 %, contre plus de 4 % auparavant.

Combien de clients compte Orange Money ?

Orange Money compte 54 millions de clients actifs fin septembre 2026 dans la zone Afrique et Moyen-Orient, en hausse de 21,8 % sur un an.

La panne du 21 octobre pèse-t-elle sur ces résultats ?

Non : les comptes publiés s’arrêtent au 30 septembre et le communiqué trimestriel ne mentionne pas l’incident. Un éventuel effet ne pourrait apparaître que dans les publications suivantes.

Sources

Sur votre appareil

Comprendre cet article

L’analyse utilise l’intelligence locale du navigateur lorsqu’elle existe, sinon un résumé extractif. Le texte n’est envoyé à aucun service extérieur.

Facebook X LinkedIn

Ensuite A lire aussi

Gratuit, sans spam, désinscription en un clic.