Aller au contenu
Annuaire
Rubriques
Entrepreneuriat

Commerces ouverts le dimanche : ce que demande l’U2P face aux samedis de manifestations

L’essentiel

L'U2P demande l'ouverture volontaire des commerces le dimanche jusqu'à fin 2026. Rien n'est autorisé : règles actuelles et options pour les commerçants.

À retenir

L'U2P demande l'ouverture volontaire des commerces le dimanche jusqu'à fin 2026. Rien n'est autorisé : règles actuelles et options pour les commerçants.

Reçue le 26 octobre par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, l’Union des entreprises de proximité (U2P) a demandé, selon TPE Actu et Mediavenir, que les commerces volontaires puissent ouvrir le dimanche, au moins jusqu’à la fin de 2026, pour rattraper les ventes perdues lors des samedis de mobilisation. À ce stade, rien n’est autorisé : voici ce que la demande change, et ce qu’elle ne change pas, pour un commerçant.

Pourquoi l’U2P réclame des dimanches

Selon TPE Actu, les manifestations du samedi provoquent des fermetures par précaution, compliquent l’accès aux centres-villes et font fuir la clientèle. Des boutiques qui n’ont subi aucune dégradation perdent malgré tout du chiffre d’affaires sur leur meilleure journée de la semaine. D’où l’idée de reporter une partie de l’activité sur le dimanche.

Le média rappelle l’enquête d’octobre de l’Insee : le climat des affaires dans le commerce de détail hors automobile est tombé à 93 points en octobre, contre 97 en septembre, nettement sous sa moyenne de long terme fixée à 100.

D’après Mediavenir, l’U2P insiste sur le caractère volontaire de la mesure : il ne s’agirait pas d’obliger tous les commerces à ouvrir, mais de laisser cette possibilité à ceux qui le souhaitent.

Le Smic, deuxième front de la rencontre

Michel Picon, président de l’U2P, a aussi porté devant le ministre l’inquiétude des petites entreprises sur le coût du travail. Les deux médias rapportent que l’organisation redoute une revalorisation du Smic avancée avant le 1er janvier 2027, et surtout un coup de pouce supérieur à l’inflation. Elle souhaite conserver les allègements de cotisations patronales et privilégier des solutions qui augmentent le salaire net sans faire peser tout l’effort sur l’employeur. Mediavenir précise que l’organisation distingue deux choses : une revalorisation simplement avancée avant le 1er janvier 2027, et une hausse supérieure à l’inflation, qui alourdirait selon elle les coûts des petites entreprises. Lors de la rencontre du 26 octobre, Michel Picon a aussi demandé des mesures pour limiter les pertes de chiffre d’affaires. Selon TPE Actu, Michel Picon estime que soutenir le pouvoir d’achat et préserver les petites entreprises « doivent aller de pair ».

Ce que dit le droit aujourd’hui

Tant que le gouvernement n’a rien décidé, les règles habituelles s’appliquent. TPE Actu les résume ainsi :

  • le repos dominical des salariés reste le principe, avec des dérogations selon l’activité, la zone ou une autorisation locale ;
  • le maire peut accorder des « dimanches du maire », dans la limite de douze par an ;
  • le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle suivent un régime local particulier ;
  • un commerçant qui travaille seul, sans salarié, peut en général ouvrir le dimanche, sous réserve des règles de son activité et de sa commune.

Ce que peut faire un commerçant dès maintenant

La demande de l’U2P ne crée aucune autorisation nouvelle, souligne TPE Actu : aucun accord du gouvernement n’a été annoncé, et les commerces doivent continuer d’appliquer les règles en vigueur. En attendant, un commerçant pénalisé peut se renseigner auprès de sa mairie sur les dimanches du maire encore disponibles, vérifier s’il relève déjà d’une dérogation, et chiffrer ce qu’une ouverture supplémentaire lui coûterait en personnel et en charges.

Il faut aussi garder en tête la limite de l’exercice. Les aides annoncées après les pillages visent surtout les commerces directement sinistrés : une simple baisse de fréquentation, sans dégât, n’ouvre pas automatiquement droit à indemnisation. Et pouvoir ouvrir un dimanche ne garantit pas que la journée soit rentable pour une petite boutique.

Questions fréquentes

Les commerces peuvent-ils déjà ouvrir tous les dimanches jusqu’à fin 2026 ?

Non. Il s’agit d’une demande de l’U2P ; aucune décision du gouvernement n’a été annoncée. Les règles habituelles d’ouverture dominicale restent en vigueur.

Un commerçant sans salarié peut-il ouvrir le dimanche ?

En général oui, sous réserve des règles propres à son activité et des arrêtés de sa commune.

Une baisse de fréquentation liée aux manifestations est-elle indemnisée ?

Pas automatiquement. Les mesures annoncées ciblent surtout les entreprises qui ont subi des dégradations.

Sources

Sur votre appareil

Comprendre cet article

L’analyse utilise l’intelligence locale du navigateur lorsqu’elle existe, sinon un résumé extractif. Le texte n’est envoyé à aucun service extérieur.

Facebook X LinkedIn

Ensuite A lire aussi

Gratuit, sans spam, désinscription en un clic.