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Défaillances : un plateau à 70 766 sur un an, les moyennes entreprises plus exposées

L’essentiel

La Banque de France compte 70 766 défaillances sur douze mois à fin août 2026. Le total se stabilise, mais la hausse est plus forte chez les PME moyennes.

À retenir

La Banque de France compte 70 766 défaillances sur douze mois à fin août 2026. Le total se stabilise, mais la hausse est plus forte chez les PME moyennes.

À fin août 2026, la Banque de France recense 70 766 défaillances d’entreprises sur douze mois glissants, un niveau quasi stable depuis l’été mais supérieur de 4,8 % à celui d’août 2025. La progression reste modérée chez les microentreprises et dépasse 10 % pour les petites et moyennes entreprises. Dans le même temps, les créations d’entreprises accélèrent fortement.

Un plateau, mais à un niveau élevé

Les données mises en ligne le 9 octobre par la Banque de France décrivent une courbe qui ne grimpe plus. La publication du 4 septembre faisait état de 70 605 défaillances en cumul annuel à fin juillet ; ce chiffre a été révisé à 70 692, avant d’atteindre 70 766 à fin août. L’institution observe une stabilité dans la plupart des secteurs et des catégories d’entreprises.

Le niveau reste néanmoins supérieur de 19,3 % à la moyenne de la période 2010-2019, soit 59 342 défaillances par an. La Banque de France l’explique par une conjoncture dégradée et par une succession de chocs qui ont fragilisé la situation financière d’une partie des entreprises. Les données sont révisées chaque mois, certains jugements étant enregistrés tardivement, ce qui explique l’écart entre la première estimation de juillet et sa version révisée.

Les PME de taille moyenne, angle mort de la stabilisation

Le détail par taille nuance le total. Les microentreprises (catégorie qui inclut les entreprises de taille indéterminée), qui concentrent l’immense majorité des procédures avec 65 107 cas sur douze mois, enregistrent une hausse de 4,4 % sur un an. L’augmentation atteint en revanche 8,5 % pour les très petites entreprises, 11,5 % pour les petites entreprises et 14,2 % pour les moyennes entreprises, qui totalisent 524 procédures. Ces trois catégories se situent entre 59 % et 74 % au-dessus de leur moyenne 2010-2019.

Les volumes restent faibles en valeur absolue : 3 498 très petites entreprises et 1 578 petites entreprises sont concernées sur douze mois. Les ETI et grandes entreprises ne comptent que 59 défaillances sur un an, en hausse de 5,4 %.

Agriculture, services aux ménages, restauration : les secteurs sous tension

La construction demeure le premier secteur en nombre de défaillances (14 354), mais c’est le seul secteur à reculer, de 2,4 % sur un an. Le commerce suit (14 076, en hausse de 2,8 %). Les progressions les plus fortes touchent l’agriculture, la sylviculture et la pêche (+13,3 %), le regroupement enseignement, santé, action sociale et services aux ménages (+13,1 %), les activités financières et d’assurance (+10,2 %), l’hébergement et la restauration (+8,5 %) ainsi que les conseils et services aux entreprises (+8,4 %).

Pour l’écosystème numérique, la ligne « information et communication » mérite l’attention : 2 139 défaillances, une hausse contenue à 3,4 % sur un an, mais un niveau supérieur de 44,5 % à la moyenne de la décennie 2010. Les transports et l’entreposage affichent un écart plus marqué encore, à +69,5 %. L’industrie, à l’inverse, se situe exactement sur sa moyenne de long terme.

Des créations en forte hausse

Ces chiffres coïncident avec une forte accélération des créations. Selon l’Insee, 116 917 entreprises ont vu le jour en août 2026 en données corrigées des variations saisonnières, soit une hausse de 6,5 % sur un mois, portée par les microentrepreneurs (79 549 immatriculations, +7,3 %). De septembre 2025 à août 2026, les créations progressent de 11,4 % sur un an ; la Banque de France évoque plus de 1,2 million d’entreprises créées sur cette période. Sur les trois mois de juin à août, ce sont les activités de soutien aux entreprises, l’information et la communication puis le commerce qui contribuent le plus à la hausse, selon l’Insee.

Les deux mouvements ne se compensent pas pour autant. Plus de deux créations sur trois en août relèvent du régime du microentrepreneur, alors que la dégradation la plus nette des défaillances concerne les petites et moyennes entreprises. Le prochain point de l’Insee sur les créations est attendu le 16 octobre.

Questions fréquentes

Combien d’entreprises ont fait défaillance en France sur un an ?

Elles sont 70 766 sur les douze mois achevés fin août 2026, selon la Banque de France, soit 4,8 % de plus qu’un an plus tôt.

Les défaillances continuent-elles d’augmenter ?

Le cumul sur douze mois ne progresse plus guère : 70 692 à fin juillet après révision, 70 766 à fin août. Il dépasse toutefois de 19,3 % la moyenne 2010-2019 et la hausse annuelle excède 10 % pour les petites et moyennes entreprises.

Pourquoi les créations d’entreprises augmentent-elles en même temps ?

Les données de l’Insee montrent que la hausse est tirée par les microentrepreneurs. Créations et défaillances ne portent pas sur les mêmes populations d’entreprises et ne se compensent donc pas.

Sources

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