BYD, installé à Shenzhen, en Chine, construit des véhicules électriques et hybrides rechargeables, mais aussi une partie essentielle de leurs composants. Le groupe produit notamment ses batteries, ses moteurs électriques et de l’électronique de puissance. Cette maîtrise industrielle lui permet de travailler simultanément sur le coût, l’autonomie et la fabrication à grande échelle. Son site institutionnel est byd.com.
Des batteries aux voitures
Fondé en 1995 par Wang Chuanfu, BYD commence par fabriquer des batteries rechargeables, notamment pour l’électronique portable. Il entre dans l’automobile en 2003 avec l’acquisition du constructeur Qinchuan, puis développe ses propres technologies de propulsion électrifiée. En 2022, le groupe cesse de produire des voitures exclusivement thermiques pour concentrer son offre automobile sur l’électrique et l’hybride rechargeable.
Une gamme qui dépasse la voiture particulière
BYD vend des citadines, des berlines et des SUV, avec des catalogues adaptés aux différents pays. En Europe, des modèles comme l’Atto 3, la Dolphin, la Seal et le Seal U ont contribué à installer la marque. En Chine, son portefeuille couvre davantage de segments, notamment avec Denza, Fang Cheng Bao et Yangwang, positionnées sur des offres premium, spécialisées ou très haut de gamme.
- Blade Battery : une batterie lithium-fer-phosphate, ou LFP, dont les cellules allongées et l’organisation du pack visent notamment la sécurité, la durabilité et une utilisation efficace de l’espace.
- Technologie DM-i : une architecture hybride rechargeable associant propulsion électrique et moteur thermique, conçue pour limiter la consommation lorsque la batterie ne suffit plus au trajet.
- Plateformes électriques : des architectures intégrant batterie, motorisation et électronique pour équiper plusieurs familles de véhicules.
- Activités professionnelles : des autobus électriques, des camions et des solutions de stockage d’énergie, auxquels s’ajoutent des activités de composants et de fabrication électronique.
Un poids lourd porté par son marché intérieur
Le marché chinois constitue le socle de BYD, mais le groupe commercialise aussi ses véhicules dans de nombreux pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine. Pour situer son échelle sans confondre les catégories, il a vendu plus de quatre millions de véhicules en 2024, électriques à batterie et hybrides rechargeables réunis. Ce total ne correspond donc pas uniquement à des voitures entièrement électriques.
BYD compte parce qu’il associe des volumes industriels considérables à une forte intégration verticale. Là où beaucoup de constructeurs achètent leurs cellules à des fournisseurs spécialisés, il dispose de sa propre base technologique et productive. Cette organisation contribue à la pression concurrentielle sur les prix et oblige les marques historiques à accélérer leurs programmes électriques. Son expansion reste toutefois exposée aux droits de douane, aux exigences réglementaires et au coût du développement des réseaux commerciaux.
Et maintenant ?
À l’horizon de septembre 2026, les enjeux à surveiller sont la localisation de la production hors de Chine, la qualité du service après-vente et la capacité à fidéliser les acheteurs. Pour BYD, gagner durablement des marchés ne dépendra pas seulement du prix ou de la batterie : disponibilité des pièces, valeur de revente et confiance dans la marque seront également décisives.