Nokia conçoit les équipements et les logiciels qui permettent de faire fonctionner les réseaux de communication. Installé à Espoo, en Finlande, le groupe fournit notamment des antennes mobiles, des routeurs, des systèmes de transmission optique et des solutions d’accès à Internet. Ses clients sont principalement les opérateurs télécoms, mais aussi les entreprises, les administrations et les acteurs des centres de données. Son site institutionnel est nokia.com.
Du conglomérat industriel aux infrastructures numériques
Fondée en 1865 autour d’une activité papetière, Nokia s’est diversifiée avant de devenir l’un des grands noms mondiaux du téléphone mobile. La cession de l’essentiel de son activité de terminaux à Microsoft en 2014 a accéléré son recentrage sur les réseaux, puis l’acquisition d’Alcatel-Lucent, finalisée en 2016, a renforcé ses positions dans les infrastructures fixes, mobiles et optiques. Cette opération lui a également apporté les Bell Labs, laboratoire emblématique de la recherche en télécommunications.
Ce que Nokia vend concrètement
- Réseaux mobiles : stations de base, antennes et logiciels permettant aux opérateurs de déployer et d’exploiter leurs réseaux, notamment en 4G et en 5G. La gamme AirScale constitue l’une de ses principales familles d’équipements radio.
- Réseaux fixes et transport : équipements de fibre optique jusqu’aux abonnés, routeurs IP et systèmes optiques qui acheminent de grandes quantités de données entre villes, pays et centres de données.
- Logiciels et automatisation : solutions de cœur de réseau, de supervision, de sécurité et de gestion des services, destinées à rendre les infrastructures plus programmables et plus simples à exploiter.
- Réseaux privés industriels : connectivité mobile dédiée aux usines, ports, mines ou plateformes logistiques, pour relier machines, capteurs et équipes sur un même site.
Nokia tire également des revenus de ses brevets et licences technologiques, notamment dans les standards de communication mobile. Il faut distinguer cette activité industrielle des téléphones commercialisés sous la marque Nokia dans le cadre d’accords de licence : le groupe n’est plus le fabricant de smartphones grand public qu’il était autrefois.
Un fournisseur stratégique à l’échelle mondiale
Nokia appartient au cercle restreint des grands équipementiers télécoms, aux côtés notamment d’Ericsson et de Huawei. Son activité représente un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards d’euros et mobilise des dizaines de milliers de salariés. Ses marchés couvrent l’Europe, les Amériques, l’Asie et d’autres régions, avec une exposition aux cycles d’investissement des opérateurs.
Son importance tient à la profondeur de son catalogue et à ses travaux sur les standards. Pour ses clients, choisir Nokia engage souvent des infrastructures exploitées pendant de nombreuses années, avec des enjeux de fiabilité, de cybersécurité et de souveraineté.
Et maintenant ?
À l’horizon de septembre 2026, les perspectives de Nokia se lisent dans la modernisation des réseaux, les besoins de connectivité des centres de données et l’automatisation industrielle. Les travaux sur la 6G préparent également le cycle suivant, sans garantir des revenus immédiats. Le défi reste de transformer ces besoins en commandes rentables, dans un secteur concurrentiel où les budgets des opérateurs demeurent déterminants.