Plus de 30 pays représentés et près de 200 participants. Du Ministère de l’Economie du numérique, au Président de l’Autorité de Régulation des communications électroniques et de la Poste (ARCEP) Bénin, en passant par les représentants de l’Union Internationale des Télécoms (UIT) et de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), ainsi que plusieurs organisations régionales et internationales, sociétés d’infrastructures technologiques terrestres et satellitaires, fournisseurs d’accès internet et GSM, ils étaient tous présent pour un évènement majeur : le renforcement des capacités à travers le développement d’une stratégie nationale large bande.

Ce séminaire international, organisé par l’ARCEP Bénin, en collaboration avec l’IUT, avait pour principal objectif de traiter les conclusions de la dernière Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR-15) qui a eu lieu en novembre 2015 à Genève, en vue de définir la situation du spectre mobile, et une stratégie globale, dans le simple but de permettre la réduction de la fracture numérique à travers le développement des Tics en Afrique.

Du 25 au 28 avril 2016, quatre journées riches d’interventions, pour traiter les différents points de vue des institutions tels que l’UIT et l’UAT, mais aussi ceux d’organisations régionales telles qu’ECOWAS et SADC, suivi d’études approfondies sur les mécanismes les plus adéquats pour un réel essor de la large bande en Afrique en abordant ce dernier comme facteur déterminant du développement socio-économique

Des études de cas présentées comme celle du Kenya, par exemple, nous permettent de comprendre que le rôle de la large bande dans le développement socio-économique, essentiellement auprès des pays africains y compris ceux avec les taux les plus faibles au monde pour l’accès à internet, soit un indice de développement des Tics (IDI 2015 – IUT) inférieur à 3%, inclut, en premier lieu, la croissance économique, la création d’emplois, l’augmentation d’opportunités d’investissements, l’accès aux services publics en ligne, le développement de l’éducation et de services de formations, l’amélioration des services de sécurité , parmi tant d’autres. C’est dans cette idée, qu’il est nécessaire que l’Etat s’engage à construire des politiques publiques encourageant les Tics comme moteur de transformation et à définir une politique nationale en matière de large bande.

Pour construire une société fondée sur la connaissance et la compétence, il faut pouvoir développer des infrastructures adaptées, une connectivité optimale et un accès plus large aux outils et périphériques informatiques, mais également développer du contenu numérique en en encourageant le développement d’applications, ainsi que l’innovation. Ceci,  grâce à un renforcement des capacités, une campagne continue de sensibilisation sur l’utilisation l’outil internet, un contexte juridique, politique, ainsi que le développement d’opportunités d’investissement et de financement.

Entre les différents réseaux filaires et radio, les infrastructures terrestres et satellitaires actuelles et futures (filaires, fibre optique, IoT, VSAT, etc.) sur lesquelles s’appuient aujourd’hui le déploiement de la large bande doivent aussi faire l’objet d’une stratégie pour une implémentation progressive de la large bande, ville par ville ou région par région, en s’inspirant du modèle des sociétés connectés et de leurs visions, puis en l’adaptant en tenant compte de l’environnement réel.

« Chaque pays doit nourrir une vision globale visant à ouvrir l’accès continu au haut débit à tous à travers des infrastructures adaptés et une politique globale d’accès aux données, à la voix, à la vidéo et au développement d’applications. Ceci étant, cette stratégie pour le développement de l’accès à la large bande va de paire avec le développement de l’accès énergétique et celui de l’accès à l’eau. »

A l’issue de ce séminaire, un plan d’action organisé en trois étapes été défini:

  • la rencontre des responsables d’AFRISWOG (le Groupe de travail africain sur le spectre) et des équipes de préparations pour la période 2016-2019,
  • l’implémentation des résultats de la CMR-15,
  • la coordination des plans de travail, en particulier le calendrier des événements entre l’UAT et les sous-régions, dans le cadre des préparatifs de la CMR-19

Quelques liens utiles :

http://arcep.bj/seminaire-international-de-lunion-africaine-des-telecommunications/

http://www.gouv.bj/sites/default/files/technologies_large_bande.pdf

http://arcep.bj/seminaire-international-de-luat-sur-le-large-bande/

http://www.itu.int/fr/ITU-R/conferences/wrc/Pages/default.aspx

Related Posts