La table ronde “Strategic Autonomy: What Synergies and Alliances for Effective Cross‑Industry Cooperation?”, organisée à France Quantum 2025, a rassemblé cinq intervenants majeurs du paysage industriel et scientifique européen : Jean‑Philippe Bourgoin (CEA), Guillaume Brenaut (Renault / Ampère), Andrea Le Vot (Crédit Agricole), Joseph Mikael (EDF) et Daniel Vert (Systematic) francequantum.fr. Tous ont souligné une même urgence : repenser la souveraineté technologique à l’ère du quantique, non pas comme un isolement, mais comme une coopération stratégique transverse, entre secteurs et entre nations. Jean‑Philippe Bourgoin (CEA) a rappelé que les capacités de calcul quantique à venir ne doivent pas rester confinées aux laboratoires, mais être mises à disposition de l’industrie européenne via des plateformes communes et ouvertes, notamment dans le cadre du projet PROQCIMA . Guillaume Brenaut (Renault Group) a partagé les ambitions de la filière automobile, où le quantique peut révolutionner l’optimisation logistique, la conception des batteries, et la simulation des matériaux. Il appelle à une mutualisation entre secteurs pour partager les coûts d’accès au calcul quantique. Andrea Le Vot (Crédit Agricole) a insisté sur l’intérêt stratégique du quantique pour la finance quantique et la gestion des risques à grande échelle, notamment via des simulations et scénarios génératifs inaccessibles aujourd’hui avec les supercalculateurs classiques. Joseph Mikael (EDF) a évoqué les usages du quantique dans la modélisation énergétique, l’optimisation de la distribution et la gestion intelligente des réseaux. Il a mis en avant les enjeux de sécurité et résilience des infrastructures critiques, qui exigent une anticipation de la rupture quantique. Daniel Vert (Systematic Paris-Region) a plaidé pour une approche fédérative à l’échelle européenne, combinant hubs territoriaux, investissements mutualisés et montée en compétence dans les PME industrielles .
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